Info Club
Les résultats du Challenge de la Municipalité 2009.
ici
---------------------------
Inscrivez-vous sur le forum
 et dialoguez avec d'autres  judokas de Villers ou tout  autre personne.
 
Jimmy Cadoce
portrait
Professeur de judo et de remise en forme

 >>> Grades et ceintures.
 >>> L'arbitrage.
 >>> Avantages.
 >>> Code moral.

----------------------------------------------------

Grades et ceintures :

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigé, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade.

Les ceintures de couleurs ont été introduites essentiellement par les occidentaux (Britanniques) pour refléter le grade. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et la fameuse Ceinture noire.

Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6e kyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au 1er kyu par la ceinture marron. On trouve dans l'ordre les ceintures: blanche, jaune, orange, verte, bleue et marron.

Il existe également les « demi-ceintures », utilisées en France pour les jeunes judokas pour marquer la progression entre deux ceintures : blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte, verte-bleue.

En France, les grades inférieurs à la ceinture noire sont délivrés par un professeur de judo diplômé d'État, le plus souvent suite à un passage de grades organisé par le club.

Puis vient la célèbre ceinture noire qui, contrairement aux croyances, n'est pas la plus élevée : elle est encore suivie par du "rouge et blanc" et du "rouge".

Au dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degré) : du 1er dan au 5e dan, la ceinture est noire ; les 6e, 7e et 8e dan sont représentés par une ceinture "à bandes larges rouges et blanches alternées", les 9e et 10e dan par une ceinture "rouge". Les 2e et 3e dan correspondent au nom japonais de Deshi qui signifie disciple.

Les 4e et 5e dan au Renshi (maîtrise extérieure)

Les 6e et 7e dan au Kyoshi (maîtrise intérieure)

Les 8e et 9e dan au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées)

Et le 10e dan au Keijin (trésor vivant).

L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire se fait par examen de katas devant un jury régional ou national officiel, et en gagnant des points lors de combats officiels entre ceintures noires et marrons.

Bien souvent, en parlant de «ceinture jaune» ou de «ceinture noire», on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : «Ce judoka est une ceinture noire».

-----------------------------------------------------

L'arbitrage :

Les arbitres en judo ont pour mission :

  • D'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies
  • De maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire
  • D'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation
  • De faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit «arbitre central» en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits «arbitres de coin», qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en priorité. Le rôle des arbitres de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux arbitres de coin donne son avis, l'arbitre central prend cela comme une suggestion, il peut ou non modifier sa décision. Si les deux arbitres de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. L'arbitre de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis.

On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de 'tachi waza (combat debout) et de ne waza (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris aussi de loin. Voici une liste des termes d'arbitrage employés en compétition et leur signification :

 
   

-----------------------------------------------------------

Avantages :

Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie). Les avantages à répartir sont le KOKA, le YUKO, le WAZA-ARI et le IPPON. C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'un WAZA-ARI est plus fort que n'importe quel nombre de YUKO, et un YUKO est plus fort que n'importe quel nombre de KOKA. Une exception cependant : lorsque le même combattant marque deux WAZA-ARI, il gagne par WAZA-ARI AWASETE IPPON. Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.

L'attribution d'avantages debout, voire au sol, demande toujours une part de jugement personnel de l'arbitre, ce qui veut dire que les décisions qu'il prend sont parfois contestables et contestées. Ce problème est en principe résolu grâce à l'aide des arbitres de coin, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas.

Combat debout :

KINZA : Cet avantage n'est pas comptabilisé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux.

KOKA : Il est donné quand l'adversaire tombe sur les cuisses ou les fesses. L'impact doit être sur les fesses ; si l'adversaire roule sur le dos dans le même mouvement, l'avantage donné sera supérieur.

YUKO : Il est donné quand il manque deux des quatre éléments du IPPON. Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale), ou bien une chute sur les fesses avec l'impact sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos au tapis, cela vaut un WAZA-ARI.

WAZA-ARI : Il est donné quand il manque l'un des quatre éléments du IPPON. Il correspond à un impact sur le dos, mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut aussi être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos suivie immédiatement d'un contact des épaules au tapis.

IPPON : Il est donné suite à une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle, et donne la victoire.

Combat au sol :

Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors OSAE-KOMI en avançant le bras tendu et le pied posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre crie alors TOKETA en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on compte le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt MATTE, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :

KOKA : entre 10 secondes et 15 secondes

YUKO : entre 15 secondes et 20 secondes

WAZA-ARI : entre 20 secondes et moins de 25 secondes

IPPON : 25 secondes

Un KINZA peut être pris en compte sur une immobilisation de moins de 10 secondes.

Ces valeurs ne sont vraies que pour les catégories au dessus de minime, c'est-à-dire les 12-13 ans et au-dessus. En dessous, pour les benjamins donc, les temps d'immobilisations et leurs valeurs sont légérement différents :

KOKA : entre 5 secondes et moins de 10 secondes

YUKO : entre 10 secondes et moins de 15 secondes

WAZA-ARI : entre 15 secondes et moins de 20 secondes

IPPON : 20 secondes

La victoire (par IPPON) est donnée suite à un abandon de l'adversaire. En combat au sol, l'abandon est très frequemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour signaler son abandon, le combattant frappe deux brèves fois sur son adversaire avec la main, ou avec le pied sur le tapis si ses mains sont indisponibles.

--------------------------------------------------

Code moral :        
         
L’AMITIÉ :
« C’est le plus pur des sentiments humains »
  LE COURAGE :
« C’est faire ce qui est juste »
         
LA SINCÉRITÉ :
« C’est s’exprimer sans déguiser sa pensée »
  L’HONNEUR :
« C’est être fidèle à la parole donnée »
         
LA MODESTIE :
« C’est parler de soi-même sans orgueil »
  LE RESPECT :
« Sans respect aucune confiance ne peut naître »
         
LE CONTRÔLE DE SOI :
« C’est savoir se taire lorsque monte la colère »
  LA POLITESSE :
« C’est le respect d’autrui »

 remonter

 
- Judo club de Villers Copyright 2009 -
 
 
Création G.Castejon